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4 jours à l’assaut de la capitale pour valider le programme d’Histoire des Arts !

Par CORINE BUDDE, publié le samedi 21 février 2026 08:54 - Mis à jour le dimanche 22 février 2026 10:40

4 jours à l’assaut de la capitale (et de nos mollets) pour valider le programme d’Histoire des Arts !

Mardi, à l’aube — oui, à l’aube, ce moment mythique que les ados ne connaissent qu’en rêve — c’est enfin le grand départ ! Les élèves du lycée Olympe de Gouges, spécialistes en Histoire des Arts, montent dans le TGV direction la capitale. Quatre heures plus tard, miracle : Pas de retard et le soleil, disparu de nos vies depuis quelques semaines, décide de nous accompagner. 

Première escale : Montmartre. Nous arpentons ses ruelles typiques et noires de touristes, (c’est là qu’on oublie qu’autrefois ce fut un village paisible). 

Au Musée de Montmartre, dans une splendide bâtisse du XVIIe siècle, nous découvrons l’atelier de Suzanne Valadon et le jardin qui inspira Pierre-Auguste Renoir pour quelques chefs-d’œuvre dont le fameux « Moulin de la galette ». Nous découvrons aussi, accessoirement, que le musée est inaccessible aux personnes à mobilité réduite. Première galère officielle du séjour pour Sarah. Le voyage commence fort.

Nous passons devant le légendaire Moulin de la Galette, la maison de Dalida (curieusement, les élèves nés autour de 2008 connaissent !), puis devant le Bateau-Lavoir où Pablo Picasso peignit ses fameuses « Demoiselles ». Oui, on a placé la référence culturelle, tout va bien. La journée se termine au pied de la butte, non loin du Moulin Rouge. Nous regagnons l’hôtel fatigués, mais heureux et légèrement parfumés au métro parisien.

Mercredi, changement d’ambiance : le soleil a pris une RTT. Les terminales ont rendez-vous au Musée de l'Orangerie pour une visite guidée. Nous attendons le guide… 30 minutes… toujours rien. Disparu. Évaporé. Noyé dans le bassin des Nymphéas sans doute. Plan B : les élèves et leur professeure deviennent guides improvisés. Et, ils assurent ! Comme quoi, l’Histoire des Arts, ça rentre.

Sous la pluie battante, nous traversons la Place de la Concorde, la Place Vendôme et nous réfugions dans l’Église de la Madeleine pour sécher (spirituellement et physiquement). Pendant ce temps, les élèves de première bravent les intempéries vers la Cathédrale Notre-Dame de Paris, le Quartier latin et « entrent » au Panthéon.

Les deux groupes se retrouvent au Musée du Louvre, au milieu d’une foule compacte digne d’un concert gratuit (enfin presque !). Après des heures à zigzaguer entre chefs-d’œuvre, perches à selfie et tenter de croiser le regard de Mona Lisa, direction Les Halles pour un quartier libre bien mérité. Traduction : recherche stratégique de nourriture, d’une place assise et d’un abri contre la pluie.

Jeudi, cap sur le Trocadéro. Visite du Musée d'Art Moderne de Paris, temple de l’École de Paris où se côtoient les Delaunay, Louise Bourgeois, Soutine, Messager et tant d’autre, puis après avoir avalé le sandwich quotidien, visite de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine. Mention spéciale à Eugène Viollet-le-Duc, la bête noire officielle des terminales (et probablement de leurs futurs rêves nocturnes avant l’examen final). 

A noter qu’un fan de J.L Reichmann parmi nos joyeux élèves, célèbre animateur de télé est presque comblé puisqu’il voit passer devant lui son idole qui, hélas, refuse de prendre un selfie ! On est tous sincèrement triste pour lui !

Les premières filent à pied vers les Champs-Élysées tandis que les terminales repartent en métro vers l’île de la Cité visiter Notre-Dame forcément incontournable. 

À 19h tapantes, tout le monde se retrouve pour contempler la Tour Eiffel qui clignote comme pour nous dire : « Bravo, vous avez survécu à cette rude journée. » 

Passé les 10 minutes d’étincelles, nous regagnons le Flunch (nous sommes désormais très organisés puisqu’en 10 minutes chrono tout le monde commence à manger ses frites) puis direction l’hôtel les genoux en compote et l’âme artistique comblée. Personne ne s’est perdu dans les dédales du métro parisien !

Vendredi, miracle : la pluie semble avoir quitté Paris. Direction le Musée d'Orsay (les élèves prennent le métro les yeux fermés) pour un festival de chefs-d’œuvre signés Édouard Manet, Claude Monet, Georges Seurat, Paul Gauguin et tant d’autres. Les jeunes oscillent entre admiration sincère et recherche désespérée d’un banc libre. Ils n’en oublient pas pour autant le fameux livret numérique à compléter pendant la visite. 

Petit détour final vers l’Assemblée nationale, le Pont Alexandre III, les Invalides et le Grand Palais — parce que tant qu’à marcher, autant voir tout Paris.

14h : récupération des bagages. Direction : la Gare Montparnasse. 21h30 : arrivée à Montauban. Épuisés, cultivés, légèrement trempés… mais surtout ravis à l’idée d’une grasse matinée bien méritée.

Conclusion : Paris est une fête. Mais aussi un marathon. Les 37 dossards (élèves) et les adultes organisateurs ont vécu un moment inoubliable dans la joie et la bonne humeur (comme prévu).

 

 

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